Développé par Oopsie Daisies et ARTE France, et édité par ARTE France, Tom the Postgirl débarque le 29 octobre 2026, juste à temps pour Halloween, sur Steam (PC/Mac) et Nintendo Switch.
Une introduction qui annonce immédiatement la couleur
Dès ses premières secondes, Tom the Postgirl nous fait comprendre que nous n’allons pas vivre une tournée postale tout à fait ordinaire.
La musique d’introduction démarre sur des sonorités proches de la dubstep, renforçant immédiatement le côté complètement décalé du titre, avant de laisser progressivement place à des compositions plus classiques, puis à des influences jazz.
Un mélange étonnant sur le papier, mais qui fonctionne particulièrement bien avec l’univers étrange proposé par le jeu : Tom the Postgirl s’adresse à un public averti. Certaines scènes, situations ou images peuvent heurter la sensibilité des joueurs. Derrière son apparence presque enfantine se cache en réalité un univers beaucoup plus adulte, parfois malsain et volontairement provocateur. Et ce contraste constitue justement l’une des principales forces du titre.
Une direction artistique impossible à confondre
Visuellement, Tom the Postgirl adopte une esthétique très cartoon, avec une petite touche presque burtonesque dans son approche.Le résultat est immédiatement reconnaissable. Les personnages possèdent des silhouettes exagérées, les décors fourmillent de petits détails et l’ensemble semble parfois tout droit sorti d’un livre illustré pour enfants…
Du moins jusqu’à ce que l’on commence réellement à observer ce qui se déroule derrière les fenêtres. C’est précisément là que le jeu révèle sa véritable personnalité. Sa direction artistique joue constamment avec ce contraste entre quelque chose de mignon, d’absurde et parfois franchement dérangeant. Son humour est sarcastique, noir et complètement décalé, sans pour autant donner l’impression de vouloir constamment repousser les limites uniquement pour choquer.
À nos yeux, le dosage fonctionne particulièrement bien.
Quelques boutons pour une aventure pleine de surprises
Tom the Postgirl ne cherche absolument pas à compliquer son gameplay.
Nous avons réalisé cette première partie de l’aventure à la manette sur PC, et seulement quelques commandes suffisent pour profiter pleinement du jeu. Les déplacements sont très simples à prendre en main.
R2 permet notamment de suivre les maisons liées à nos différentes livraisons, tandis que L2 permet d’afficher une traduction des textes et inscriptions présents dans les décors.
Enfin, dans notre configuration, la touche Croix servait principalement aux interactions.
Avec aussi peu de commandes, Tom the Postgirl parvient pourtant à raconter énormément de choses. Car tout l’intérêt du jeu ne vient pas de la complexité de ses mécaniques, mais de votre curiosité.
Livrer les colis… mais surtout espionner les habitants
Pour ce test, nous pouvons vous parler de Tom the Postgirl jusqu’à la fin du deuxième chapitre. Nous éviterons donc volontairement tout élément ou événement situé au-delà de cette limite afin de respecter les conditions de l’embargo et de préserver votre découverte.
De chapitre en chapitre, Tom explore différentes zones composées de plusieurs habitations. Votre travail consiste naturellement à effectuer vos livraisons, mais se contenter d’aller simplement d’une maison à l’autre serait passer à côté d’une énorme partie de l’expérience. Parce que Tom est curieuse. Très curieuse. Fenêtres, jardins, passages discrets, objets abandonnés… Prenez réellement le temps d’explorer.
Regardez à travers les fenêtres, fouillez les différents coins des environnements, revenez sur vos pas et observez attentivement ce qui se déroule autour de vous. C’est exactement à ce moment-là que tout le génie de Tom the Postgirl commence à prendre son sens. Chaque habitant semble cacher quelque chose et, derrière une scène paraissant totalement anodine, peut se dissimuler une situation complètement absurde, gênante ou franchement hilarante. Mais surtout, ne considérez jamais une maison comme définitivement terminée une fois son colis livré. Certaines interactions changent après votre passage. Et évidemment… On ne vous dira pas lesquelles.
Des petits secrets à découvrir
L’exploration ne sert d’ailleurs pas uniquement à découvrir les bizarreries des habitants. Le jeu dissimule également différentes petites activités et objectifs secondaires.
Dans le premier chapitre, par exemple, une petite quête vous demandera de partir à la recherche de poulets cachées dans l’environnement. Pour les suivantes ? On vous laissera naturellement le plaisir de les découvrir par vous-mêmes.
Ce genre de petites découvertes encourage énormément à observer chaque recoin plutôt qu’à foncer simplement vers l’objectif principal. Et cela fonctionne particulièrement bien avec la philosophie générale du jeu.
Un humour complètement barré
S’il y a bien un élément qui nous a marqués durant ces deux premiers chapitres, c’est son humour. Tom the Postgirl nous a fait rire. Beaucoup. Le jeu possède un humour particulièrement décalé, parfois noir, parfois complètement absurde et quelquefois délicieusement immature. Certains succès nous ont notamment provoqué de véritables éclats de rire. Et puisqu’on assume totalement notre humour pipi-caca… Oui.
Même à notre âge, il peut encore nous arriver de dessiner des zizis.
Voilà. C’est dit…
Et quelque part, c’est exactement le genre d’état d’esprit dans lequel Tom the Postgirl réussit à nous embarquer. Pendant quelques instants, on oublie complètement de se prendre au sérieux et on cherche simplement quelle nouvelle absurdité peut se cacher derrière la prochaine maison.
Une première heure extrêmement prometteuse
Nous ne pouvons pas encore nous prononcer concernant la durée de vie complète de Tom the Postgirl, puisque notre découverte s’arrête s’est arrêter ici à la fin du deuxième chapitre. Nous pouvons néanmoins vous donner une première indication. Il nous aura fallu environ une heure pour terminer ces deux premiers chapitres, en prenant évidemment le temps d’explorer et d’observer les différents environnements. Après cette première heure, une chose est certaine : nous avons particulièrement envie de découvrir jusqu’où cette aventure complètement barrée compte aller.
Ces deux premiers chapitres nous ont offert une expérience originale, drôle et remplie de petites découvertes. Sous ses airs de petit jeu narratif coloré se cache finalement une aventure beaucoup plus malicieuse et dérangeante qu’elle n’en a l’air.
Et connaissant désormais Tom… On regardera probablement deux fois derrière les rideaux avant d’ouvrir notre prochain colis.
Tom the Postgirl nous a complètement surpris avec son univers barré, son humour noir et sa capacité à raconter énormément de choses avec très peu de mécaniques. Ces deux premiers chapitres constituent une entrée en matière particulièrement prometteuse et nous donnent surtout une envie : continuer à fouiner là où Tom ne devrait probablement pas mettre son nez.
Découvrir Tom the Postgirl sur Steam
Les points positifs et négatifs
Points positifs |
Points négatifs |
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