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Nous remercions Plaion pour sa confiance et cette chance qui nous a été attribuée de réaliser un article sur Atelier Yumia: L’Alchimiste des Souvenirs et la Terre Rêvée.

Ce test représente notre avis sur le jeu, il est donc plus ou moins « subjectif » même si nous essayons d’être le plus neutre possible. Vous pouvez donc vous baser également sur les tests réalisés sur d’autres sites afin d’avoir un avis plus global.

Le test a été réalisé sur une version Playstation 5 du jeu, offerte par l’éditeur.

Le jeu Atelier Yumia : L’Alchimiste des Souvenirs et la Terre Rêvée est développé par Gust et édité par KOEI TECMO. Il est sorti le  21 mars 2025 sur Nintendo Switch, PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series, Xbox One et PC.

 

Dans le mystérieux monde d’Aladiss, l’alchimie n’est pas admirée… mais redoutée. Longtemps considérés comme des savants, les alchimistes sont aujourd’hui vus comme des jeteurs de malédictions, des manipulateurs de forces instables, des montres ! Le mana, source d’énergie omniprésente, s’est mué en une substance toxique et mortelle pour l’homme. Les Humains ne peuvent s’en protéger… Seul les alchimistes peuvent le réaligner.

Dans ce contexte de méfiance, Yumia Liessfeldt, une jeune alchimiste idéaliste, décide de prouver que l’alchimie peut encore servir le bien. Elle rejoint l’Équipe de Recherche d’Aladiss, une organisation placée sous l’égide de l’Ordre d’Eustella, dont la mission est de percer les mystères du cataclysme qui a précipité la chute de ce continent autrefois florissant.

Dirigée par le sévère mais juste Erhard, l’équipe est composée de chercheurs, aventuriers et mercenaires unis par un même objectif : explorer les terres corrompues et découvrir ce que cache l’Empire déchu d’Aladiss. Grâce à son don unique, héritage de sa mère, Yumia peut purifier le mana et créer des zones sécurisées, permettant à ses alliés de traverser les régions toxiques. Elle devient ainsi la clé pour progresser dans des territoires jusqu’ici inexplorables.

Le voyage débute dans la région de Ligneus, un territoire boisé où l’équipe établit sa première base, loin de l’ancienne capitale aladissienne. En parcourant ses forêts denses et ses plaines silencieuses, les joueurs découvriront de vieilles installations alchimiques, comme le 8e laboratoire impérial ou le jardin botanique arboré, témoins d’un savoir ancien et oublié.

Plus tard, l’expédition mène à Sivash, une région fascinante pour les amateurs de champignons et de flore étrange. C’est ici que Yumia rencontrera les Welleks, un peuple à demi-humain vivant en symbiose avec la nature, ainsi que les Nerus, une tribu de créatures fines et élancées. Les ruines de l’Académie Hermetica, tout comme la majestueuse cathédrale de Preces, sont autant de lieux empreints de mystères à élucider.

À travers les  régions d’Aladiss, Yumia et ses compagnons devront collecter des fragments de mémoire, explorer des vestiges oubliés et affronter les dangers du passé. Mais au cœur de cette terre souillée dort peut-être une vérité plus profonde… et une promesse d’espoir.

Le système de combat d’Atelier Yumia s’inspire des anciens opus tout en apportant une modernité bienvenue grâce à un combat en temps réel avec déplacement libre. Le gameplay se veut dynamique, centré sur l’utilisation des touches △, ☐, X, O, (Playstation 5) qui permettent de déclencher des compétences spécifiques selon la portée choisie. Le joueur peut ainsi alterner à tout moment entre combat rapproché et combat à distance, adaptant ses attaques et ses esquives en fonction de la situation.

Cette mécanique offre une profondeur tactique importante, chaque portée disposant de ses propres enchaînements et effets.

La défense repose sur L2, permettant d’effectuer une garde classique ou une garde parfaite si le timing est maîtrisé, tandis que l’esquive s’effectue via un dash rapide R2 et le stick directionnel gauche, assurant une mobilité fluide et constante. Le jeu intègre également, comme les opus précédents, l’utilisation d’objets créés par l’alchimie, ainsi que des compétences combinées avec d’autres personnages grâce à ses objets en ayant étourdi les adversaire, renforçant la richesse stratégique et le dynamisme des affrontements.

 

L’exploration dans Atelier Yumia bénéficie d’un soin tout particulier, avec des collisions avancées et des réactions réalistes au décor. Le jeu va encore plus loin que les opus précédents : Yumia interagit naturellement avec son environnement, qu’il s’agisse de monter des escaliers, de grimper sur des rochers ou de franchir de petits obstacles. Cette aisance de mouvement renforce l’immersion et offre une sensation de liberté agréable pour le joueur.

Le personnage est extrêmement réactif et léger, donnant une impression de fluidité constante. Contrôler Yumia est un véritable plaisir – elle bondit, grimpe et explore avec la grâce d’un petit chat, rendant chaque déplacement intuitif et vivant.

En phase d’exploration, Yumia est équipée d’un pistolet multifonction, non destiné au combat, mais servant à :

  • Récupérer des ingrédients nécessaires à l’alchimie.
  • Activer des interrupteurs ou mécanismes au sein des décors.

Cette fonctionnalité ajoute une dimension technique et stratégique à l’exploration, liant collecte, observation et résolution d’énigmes.

De plus, la carte du monde regorge de mini-jeux et d’activités contextuelles disséminés tout au long du parcours. Vous pourrez ainsi :

  • Crocheter des serrures,
  • Réparer des circuits,
  • Réactiver des systèmes défaillants à travers des casse-têtes

Ces interactions renforcent la richesse de l’univers d’Atelier Yumia et incitent à une exploration attentive et ludique.

L’univers d’Atelier Yumia est divisé en zones variées, chacune avec une identité propre, ses ressources uniques et ses défis spécifiques. L’exploration de ces environnements ne se limite pas à la simple collecte : elle s’intègre à une logique d’évolution dynamique qui récompense l’observation et l’adaptabilité. Certaines zones abritent des monstres plus puissants que la moyenne, représentant un véritable défi pour le joueur. Ces ennemis redoutables ne sont pas obligatoires pour progresser dans l’histoire, mais les vaincre permet de gagner davantage d’expérience et souvent d’obtenir des récompenses rares, rendant l’exploration plus gratifiante pour les plus téméraires.

L’environnement évolue en permanence grâce à deux éléments majeurs :

  • La météo, qui peut influencer la présence d’ennemis spécifiques, l’accessibilité de certaines zones, ou la récolte d’ingrédients rares.
  • Le moment de la journée, qui modifie à la fois le comportement des monstres et les objets disponibles dans le monde.

Ce système d’écosystème vivant rend chaque exploration unique : revenir dans une zone à un autre moment peut totalement changer l’expérience. Cela pousse le joueur à observer, planifier et profiter de la richesse du monde, tout en renforçant l’immersion globale du jeu.

La carte d’Atelier Yumia regorge de contenu à découvrir, rendant chaque session de jeu riche et captivante.

Que ce soit à travers des points de récolte disséminés un peu partout, des grottes secrètes à explorer, ou encore des énigmes environnementales à résoudre, l’univers encourage la curiosité et l’exploration active. On ne s’ennuie jamais : à chaque détour se cache quelque chose d’utile ou de surprenant. Le joueur est constamment poussé à tout récolter, tout explorer, avec ce sentiment grisant de ne jamais savoir ce qu’il va trouver juste après le prochain virage. Cette densité de contenu donne à l’aventure un rythme naturel, entre combat, collecte et émerveillement.

Malgré tous ces aspects positifs, une certaine routine finit par s’installer dans la quête principale : on explore une nouvelle zone, on la purifie, on y installe une base… puis on repart vers la suivante.

L’un des points forts d’Atelier Yumia réside dans le soin apporté à l’expression du personnage principal. Les animations faciales de Yumia sont particulièrement réussies, lui permettant d’afficher un large éventail d’émotions au fil de l’aventure. Qu’il s’agisse de joie, de peur, de détermination ou de surprise, chaque réaction est finement retranscrite, renforçant l’attachement du joueur et l’immersion dans le récit.

Côté technique, le jeu exploite pleinement les fonctionnalités de la PlayStation 5, notamment grâce à la compatibilité avec les gâchettes adaptatives de la manette DualSense. Chaque action — qu’il s’agisse d’une attaque, d’un tir ou d’une interaction avec l’environnement — bénéficie d’un retour haptique précis, ajoutant une dimension sensorielle qui enrichit l’expérience de jeu.

La colorimétrie du jeu joue un rôle essentiel dans l’immersion et l’évasion. Atelier Yumia propose une palette visuelle chaleureuse et poétique qui invite au voyage et à la contemplation. On retrouve dans cet opus une touche artistique qui évoque les films du Studio Ghibli, apportant un charme indéniable à l’univers. Bien que certaines textures rocheuses puissent paraître un peu floues ou baveuses par endroits, l’équipe de Gust a su trouver une direction artistique cohérente, parfaitement en phase avec l’ambiance du jeu. Le résultat est un équilibre réussi entre la douceur onirique d’un Ghibli et l’aspect naturel et dépaysant d’un Zelda: Breath of the Wild, offrant ainsi un monde aussi agréable à parcourir qu’à contempler.

L’OST d’Atelier Yumia accompagne l’aventure avec une grande justesse, alternant entre mélodies légères, envolées épiques et ambiances plus douces selon les situations. La composition, parfois discrète, se révèle rafraîchissante et subtilement envoûtante. À certains moments, quelques notes de piano cristallines émergent et rappellent l’atmosphère poétique et contemplative d’un Breath of the Wild ou d’un Tears of the Kingdom.
Ce choix musical, bien qu’il s’éloigne légèrement de l’identité sonore traditionnelle de la série Atelier, n’est pas pour déplaire : il apporte une nouvelle sensibilité, plus douce et aérienne, parfaitement en accord avec le rythme de l’exploration. Une orientation qui dépoussière l’habillage sonore de la série, tout en conservant son âme.

En conclusion, Atelier Yumia: L’Alchimiste des Souvenirs et la Terre Rêvée s’impose comme un épisode à part dans la saga.

Plus contemplatif, plus audacieux dans sa mise en scène et son système d’exploration, il propose une aventure profondément humaine, où chaque pas dans les terres d’Aladiss raconte une histoire. Malgré une structure de progression parfois répétitive, l’univers riche, le gameplay dynamique et la direction artistique envoûtante réussissent à maintenir l’intérêt du joueur jusqu’au bout.

Ce nouvel opus signe une belle évolution de la licence, tout en gardant son ADN : celui d’un monde où l’alchimie sert autant à combattre qu’à réparer, à explorer qu’à comprendre. Un jeu à la fois doux, stratégique et poétique, qui ravira les amateurs de JRPG sensibles à l’émotion et à la découverte.

Points Positifs

Points Négatifs

  • L’univers riche et cohérent mais,
  • La récolte par moment capricieuse quand on court
  • La direction artistique aux accents Ghibli…
  • Quelques textures perfectibles
  • L’ambiance sonore envoûtante cependant…
  • Une OST différentes des opus précédent
  • Un système de combat tactique et moderne
  • La quête principale souffre d’une certaine redondance dans ses objectifs.
  • Le soin de l’animation sur les personnages