Développé et édité par Marvelous, Story of Seasons: Grand Bazaar est sorti le 27 août 2025 sur PC, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2. Il est proposé au prix de 59,99 € sur Switch 2 et 49,99 € sur Switch. Le jeu est disponible en français, avec des voix en japonais et en anglais.
La première étape, et non des moindres, concerne la personnalisation du personnage. Elle est assez libre : on peut choisir de ne pas genrer son avatar, sélectionner la voix de son choix ainsi que le pronom (Il/Elle/Iel…). Le jeu propose également une palette visuelle assez riche pour concevoir son personnage.
Autre détail appréciable : il est possible de personnaliser l’affichage des dialogues, en choisissant d’afficher ou non les portraits des personnages.
Dès les premières scènes, on remarque une atmosphère lumineuse et joviale. Zéphyria séduit immédiatement par son cadre coloré et accueillant, sa direction artistique très verte et ses couleurs vives et attrayantes.
Accueilli par le maire Felix, on n’a même pas le temps de visiter la ville : le bazar nous attend déjà ! Pas de répit, le maire nous met rapidement au travail. C’est ainsi que l’on découvre le tutoriel et les mécaniques principales, bien expliquées et intégrées à la narration.
Dès l’introduction, le joueur découvre sa maison, véritable base d’opérations. Elle permet de cuisiner, d’exposer des souvenirs dans le présentoir, de changer de tenue, de consulter les objets découverts, mais aussi de gérer ses animaux de compagnie.
Même avant de se lancer pleinement dans l’agriculture, le jeu met déjà l’accent sur l’importance du bazar, comme le suggère son titre.
Les fans de la licence ne seront pas dépaysés : on retrouve les mécaniques classiques, avec la houe pour labourer, planter et arroser. Petite nouveauté bienvenue : il est désormais possible de sauter et, d’effectuer un « saut labouré », permettant de travailler trois cases à la fois au lieu d’une. Attention cependant : cette action demande plus d’énergie.
L’inventaire a bénéficié d’améliorations notables. Le joueur dispose d’une barre de 8 cases pour les outils, ainsi que de deux barres de 8 cases pour les graines et objets, soit 24 emplacements. À cela s’ajoute la possibilité de débloquer deux barres supplémentaires, augmentant encore les capacités d’organisation.
L’inventaire intègre également des informations sur le bazar, avec un aperçu des tendances de vente. Celles-ci apparaissent sous forme de petites phrases, par exemple : « cultures rondes », « petits poissons printaniers »…
Le menu centralise de nombreux éléments essentiels : les informations sur les habitants, les requêtes en cours, les lettres reçues, ainsi qu’un sommaire détaillé de votre profil, des revenus de la ferme et des victoires lors des festivals.
Un véritable atout pour suivre son évolution et organiser son aventure.
Comme dans tous les jeux de la licence, il est possible d’offrir des cadeaux aux habitants et de développer des relations amoureuses, menant à une romance avec un prétendant ou une prétendante.
Le jeu propose plusieurs zones. La ferme, le cœur du village et le bazar sont accessibles dès le début. D’autres lieux viendront ensuite élargir progressivement la carte, se débloquant au fil de votre progression.
Et que serait un Story of Seasons sans ses vaches, poules et moutons ? Rassurez-vous : en avançant dans l’aventure, il sera possible d’élever différents animaux comme un alpaga, une vache, des poules, et bien d’autres encore. Comme dans les opus précédents, il faudra en prendre soin quotidiennement : les nourrir, les brosser et veiller à leur bien-être et même faire des concours.
Petite différence notable ici : pour faire sortir vos animaux, il faudra soit utiliser vos animaux de compagnie et les dresser pour les guider, soit recourir à la cloche de l’inventaire et les mener (ou pousser) jusqu’à la sortie. Même principe pour les rentrer. Contrairement aux anciens épisodes, il n’existe plus de cloche extérieure permettant de gérer automatiquement l’entrée et la sortie des bêtes.
Les festivals et fêtes rythment l’année, surtout lors de la première. Le maire Felix se fera un plaisir de vous initier à ces traditions. Parmi les plus marquants, on retrouve par exemple la cérémonie des fleurs, durant laquelle il faudra offrir un maximum de bouquets aux habitants, la cérémonie du thé, ou encore la journée du miel. Ces événements apportent une atmosphère conviviale et renforcent les liens sociaux avec les villageois.
Chaque villageois suit sa propre routine quotidienne, avec des horaires de travail et des habitudes précises. Le village paraît vivant, et chaque rencontre est l’occasion d’échanger ou d’approfondir ses relations.
Contrairement à d’autres épisodes, il y a très peu de boutiques permanentes dans cet opus : tout se concentre sur le bazar, organisé le samedi, qui constitue le véritable cœur du jeu. C’est là que l’on retrouve l’essentiel des stands pour acheter graines, ressources primaires et objets variés.
Autre mécanique unique à Grand Bazaar : les moulins. Ces installations spéciales, à débloquer progressivement au fil de l’aventure, permettent d’améliorer vos outils mais aussi de fabriquer de nouveaux objets. Plus vous avancerez, plus vous débloquerez de moulins offrant des possibilités variées, avec la création d’objets plus chers et plus évolués.
Sur Switch 2 le jeu tourne parfaitement. La fluidité est exemplaire : aucune latence, aucune chute de framerate, et une sensation de confort immédiate manette en main. C’est un vrai plaisir d’évoluer dans Zéphyria avec une telle constance technique. Graphiquement, le titre offre à la licence une nouvelle aura. Les environnements sont beaux, colorés et pleins de charme, et la direction artistique, simple mais efficace, apporte une identité unique à cet opus. Les musiques, quant à elles, accompagnent parfaitement l’expérience, renforçant l’ambiance champêtre et chaleureuse.
La durée de vie est dans la lignée des autres épisodes de la série : très généreuse. Entre l’agriculture, l’élevage, la participation aux festivals, les relations sociales et la gestion du bazar, on dépasse
Ce qui m’a le plus marqué dans Story of Seasons: Grand Bazaar, c’est la fluidité générale et les nouvelles mécaniques qui offrent un vrai vent de fraîcheur. Le système du bazar, les moulins ou encore le saut labouré sont des ajouts intéressants qui modernisent l’expérience et la distinguent des précédents volets. L’ambiance colorée et accueillante de Zéphyria contribue également à rendre chaque session agréable.
En revanche, le rythme du jeu peut parfois sembler trop lent. Le bazar, cœur du gameplay, n’ouvre qu’une fois par semaine, ce qui peut frustrer, surtout lorsqu’on a besoin d’acheter des objets clés ou d’écouler ses productions. Même si l’argent se gagne relativement vite, attendre le samedi pour faire ses ventes ou accéder à certaines améliorations peut donner une impression de blocage. Les quelques petits marchands disponibles en dehors du bazar ne suffisent pas à compenser cette attente.
Story of Seasons: Grand Bazaar signe un retour réussi sur PC, Switch et Switch 2. Ce remake modernise un épisode culte de la Nintendo DS avec une technique irréprochable, une direction artistique lumineuse et des mécaniques inédites qui apportent un vrai vent de fraîcheur. La fluidité exemplaire et les ajouts comme le saut labouré, les moulins ou la personnalisation du personnage renforcent l’intérêt de cet opus, tout en conservant l’esprit chaleureux et convivial qui fait le charme de la licence.
Néanmoins, le rythme peut parfois sembler trop lent. Le choix de concentrer l’essentiel des achats et ventes sur le bazar hebdomadaire casse un peu la dynamique, surtout pour les joueurs impatients de progresser rapidement. Il faudra donc accepter de jouer au rythme du village, entre attente et anticipation.
Au final, Grand Bazaar reste un très bon épisode, surtout pour ceux qui n’avaient pas eu l’occasion de le découvrir sur DS. Il offre un mélange équilibré entre tradition et nouveauté, et promet de nombreuses heures de jeu aux amateurs de la série comme aux nouveaux venus. Un opus coloré, vivant et charmant, qui aurait frôlé l’excellence si son système de bazar avait été plus souple.
Points Positifs |
Points Négatifs |
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