Dark Cloud
Un voyage inoubliable au cœur de la PlayStation 2
Dark Cloud est un Action-RPG développé par Level-5 et édité par Sony Computer Entertainment, sorti initialement sur PlayStation 2 le 14 décembre 2000 au Japon. Véritable titre emblématique des débuts de la console, le jeu reste aujourd’hui accessible sur les consoles PlayStation modernes grâce à une version dématérialisée disponible sur le PlayStation Store, proposée aux alentours de 15 €. Il est également inclus dans le catalogue PlayStation Plus Premium, permettant ainsi à une nouvelle génération de joueurs de découvrir cette aventure culte de Level-5.
Pendant très longtemps, nous avons découvert Dark Cloud à travers sa démo, qui permettait notamment d’explorer les premières heures de l’aventure et de découvrir son concept particulièrement original. Des années plus tard, nous avons enfin pu mettre la main sur le jeu complet… et prendre une claque considérable !
Car derrière son apparence relativement simple se cache en réalité une aventure particulièrement riche. Exploration de donjons, combats en temps réel, évolution des armes, gestion de plusieurs personnages, pêche et surtout reconstruction de villages : Dark Cloud regorge de mécaniques qui lui donnent encore aujourd’hui une identité très particulière.
Reconstruire le monde grâce au Diorama, l’une des grandes particularités de Dark Cloud est son système de Diorama.
Les différents villages que vous découvrirez au cours de votre aventure ont été détruits et leurs éléments dispersés. Pour les reconstruire, il faudra explorer les donjons afin de récupérer des capsules contenant des maisons, des habitants, des arbres et différents éléments nécessaires à leur restauration.
Mais il ne suffit pas de poser quelques bâtiments au hasard !
Chaque villageois possède ses propres demandes concernant l’organisation du village. Certains souhaiteront vivre à proximité d’un élément particulier, tandis que d’autres auront leurs propres exigences.
À vous donc d’organiser correctement chaque village et de satisfaire ses habitants. Si vous parvenez à reconstruire entièrement une zone tout en respectant leurs souhaits, vous pourrez obtenir différentes récompenses.
Cette mécanique apporte énormément au jeu : chaque passage dans un donjon contribue directement à la reconstruction du monde.
Des donjons au cœur de l’aventure, au début de l’aventure, vous incarnez Toan, un jeune héros dont le character design peut rappeler celui de Link.
Il possède l’Atlamillia bleue, une pierre mystérieuse qui lui permet notamment de récupérer les éléments nécessaires à la reconstruction des villages.
Mais Toan ne restera pas seul très longtemps.
Au fur et à mesure de votre progression, plusieurs personnages rejoindront votre aventure. Il est possible de passer de l’un à l’autre, mais vous ne contrôlez qu’un seul personnage à la fois.
Et ce changement n’est pas uniquement esthétique.
Chaque héros possède sa propre façon de combattre et ses propres capacités. Certains sont spécialisés dans le corps-à-corps, tandis que d’autres permettent d’attaquer à distance. Il devient donc nécessaire de choisir le personnage adapté aux ennemis et aux situations rencontrées.
Un Action-RPG qui demande de gérer ses ressources, Dark Cloud est avant tout un Action-RPG : les combats se déroulent directement en temps réel dans les donjons.
Son gameplay accuse forcément le poids des années et conserve un côté très arcade typique du début de l’ère PlayStation 2. Pourtant, ses nombreuses mécaniques rendent l’exploration beaucoup plus intéressante qu’elle n’y paraît.
Chaque personnage possède notamment plusieurs jauges auxquelles il faudra faire attention, dont la santé, la faim et la soif.
La gestion de la soif prend une importance particulière lors des longues explorations. Il faut donc penser à préparer son équipement et ses provisions avant de s’enfoncer trop profondément dans un donjon.
Vos armes deviennent vos véritables compagnons, l’évolution des personnages passe en grande partie par leurs armes.
En combattant, celles-ci gagnent de l’expérience et peuvent être améliorées grâce à différents objets et pierres permettant d’augmenter leurs caractéristiques ou leurs affinités.
Ce système devient rapidement addictif.
Plutôt que de simplement remplacer une arme dès que l’on trouve quelque chose de plus puissant, Dark Cloud encourage le joueur à investir du temps dans son équipement et à construire progressivement des armes de plus en plus redoutables.
Il faudra néanmoins en prendre soin : la durabilité des armes doit être surveillée sous peine de connaître quelques mauvaises surprises au beau milieu d’un combat.
Et quand on ne combat pas , Dark Cloud ne se résume heureusement pas à enchaîner les étages de donjons.
Le jeu propose plusieurs petites activités qui viennent casser la routine de l’exploration. On retrouve notamment la pêche, qui permet de souffler entre deux aventures souterraines.
Entre la reconstruction des villages, la recherche d’objets, l’amélioration des armes, les demandes des habitants et ces différentes activités annexes, il y a constamment quelque chose à faire.
Le scénario de Dark Cloud reste relativement classique dans sa construction.
Votre village est détruit après la libération du terrible Génie Noir, une menace qui compte bien poursuivre son œuvre de destruction.
Toan se lance alors dans une aventure pour reconstruire ce qui a été détruit et tenter d’arrêter le Génie Noir.
Mais l’intérêt du récit vient également des différents villages traversés.
Chacun possède ses habitants, son identité et surtout ses propres problèmes. Toan et ses compagnons vont progressivement aider ces populations tout en poursuivant leur quête.
Cette structure donne véritablement l’impression de parcourir un monde que l’on contribue petit à petit à réparer.
Visuellement, Dark Cloud était particulièrement séduisant pour un titre du début de génération PlayStation 2.
Sa 3D colorée, ses environnements et son character design lui donnent une identité immédiatement reconnaissable.
Évidemment, plus de vingt-cinq ans après sa sortie, certains éléments techniques trahissent son âge. Mais sa direction artistique lui permet de conserver beaucoup de charme.
Impossible de parler de Dark Cloud sans évoquer son OST, d’une beauté exceptionnelle.
La bande originale est composée par Tomohito Nishiura, qui deviendra par la suite particulièrement connu pour son travail sur les musiques de la série Professeur Layton.
Et son talent était déjà bien présent dans Dark Cloud ! Les différentes compositions accompagnent merveilleusement l’aventure, avec des thèmes capables d’être tour à tour chaleureux, mystérieux, mélancoliques ou entraînants.
Chaque village possède une véritable ambiance musicale qui participe énormément à son identité, tandis que les thèmes accompagnant l’exploration renforcent ce sentiment de partir à l’aventure dans un monde aussi étrange que merveilleux.
Même des années après avoir posé la manette, certaines mélodies restent immédiatement reconnaissables.
Une OST magnifique qui contribue énormément au charme et aux souvenirs que laisse Dark Cloud.
L’aventure , c’est probablement l’une des plus belles surprises de Dark Cloud.
Lorsqu’on découvre le jeu pour la première fois, difficile d’imaginer tout ce qui se cache derrière ses premières heures.
Nouveaux personnages, nouveaux villages, donjons, reconstruction, pêche, amélioration des armes, gestion des ressources… les mécaniques s’accumulent progressivement sans faire perdre au jeu son identité.
Comptez plusieurs dizaines d’heures pour venir à bout de l’aventure, davantage encore si vous souhaitez explorer pleinement son contenu.
Pour conclure, Dark Cloud est un jeu profondément marqué par son époque. Son gameplay peut aujourd’hui sembler rigide, certaines mécaniques sont très arcade et l’exploration des donjons peut parfois devenir répétitive.
Mais ce serait passer à côté de ce qui fait tout son charme.
Son mélange entre Action-RPG, exploration de donjons et reconstruction de villages reste incroyablement séduisant. Voir un village totalement détruit reprendre progressivement vie grâce aux éléments récupérés pendant nos explorations procure toujours un véritable sentiment de progression.
Et surtout, Dark Cloud possède cette qualité que tous les jeux ne parviennent pas à conserver après autant d’années : une véritable personnalité.
Pour nous, qui l’avions découvert à travers une simple démo avant de pouvoir enfin vivre l’aventure complète plusieurs années plus tard, il reste l’un de ces jeux PlayStation 2 auxquels on repense avec énormément d’affection.
Une aventure imparfaite, certes, mais terriblement attachante… et le premier aperçu du talent d’un studio appelé Level-5.
Et forcément, après toutes ces années, on continue de rêver d’un véritable remake de Dark Cloud, voire d’une suite qui ferait renaître la licence. Avec les possibilités offertes par les machines actuelles, revoir son système de Diorama, ses villages, ses donjons et son univers entièrement modernisés serait un véritable rêve.
Sony, Level-5… si vous nous entendez, il est peut-être temps de ressortir l’Atlamillia ROUGE (Pour le voyage du jeu a travers le temps)! 💙









