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Nous remercions Pathea pour leur confiance et pour nous avoir permis de découvrir Doloc Town sur Steam.

Ce test représente notre avis sur le jeu. Il reste donc subjectif, même si nous essayons d’être les plus neutres possibles. Nous vous invitons également à consulter d’autres retours afin de vous forger une opinion plus globale.

Doloc Town est un jeu de gestion de ferme et de simulation développé par RedSaw Games Studio et édité par Pathea Games. Le jeu est en accès anticipé depuis le 8 Mai 2025. Il sortira le 6 août 2026.

Dès les premières minutes, Doloc Town se démarque par un choix assez original : là où la plupart des jeux du genre adoptent une vue de dessus, celui-ci mise sur une exploration en 2D façon plateforme, qui rappelle immédiatement des titres comme Terraria. Un parti pris qui peut surprendre au départ, mais auquel on s’habitue rapidement.

Le début de l’aventure est bien rythmé et prend le temps d’accompagner le joueur. Les déplacements, les premières cultures, les récoltes ou encore les bases de la construction sont introduits progressivement, ce qui rend la prise en main particulièrement accessible.

Mais Doloc Town ne se contente pas de reprendre les codes habituels de la simulation de ferme. Son univers post-apocalyptique apporte plusieurs mécaniques inédites qui viennent renouveler la formule. Les cultures peuvent notamment être perturbées par des événements climatiques comme les pluies acides, obligeant le joueur à adapter sa façon de gérer son exploitation.

La construction occupe également une place importante. Il est possible de fabriquer différentes plateformes, de concevoir des outils et de construire de nombreuses machines afin d’automatiser progressivement son domaine.

Enfin, la ferme n’est qu’une partie de l’aventure. Le jeu encourage aussi l’exploration de territoires inconnus, la récolte de nouvelles ressources et des affrontements contre les créatures qui peuplent ce monde dévasté. Au début de l’aventure, le joueur doit principalement se défendre avec ses outils agricoles. Cette situation renforce naturellement le sentiment de vulnérabilité, car les premiers affrontements peuvent rapidement devenir délicats lorsque l’on ne connaît pas encore les comportements des créatures.

Progressivement, on apprend toutefois à mieux anticiper leurs attaques et à exploiter leurs points faibles. L’obtention d’un drone de combat vient également changer la dynamique des affrontements en apportant un soutien particulièrement appréciable. Au fil de la progression, le personnage gagne ainsi en assurance et finit par se sentir beaucoup moins vulnérable face aux dangers du monde extérieur.

Ce mélange entre simulation agricole, artisanat, exploration et action donne à Doloc Town une identité qui lui est propre et le distingue des autres représentants du genre.

Visuellement, Doloc Town séduit immédiatement grâce à son pixel art riche en détails.

À l’image des autres jeux de simulation et de gestion de ferme, Doloc Town accorde également une certaine importance aux relations avec les habitants. Il est possible de discuter avec les villageois, d’apprendre à mieux les connaître et de leur offrir des cadeaux afin de renforcer progressivement les liens avec eux.

Chaque personnage possède sa propre personnalité, ses horaires de travail et ses habitudes quotidiennes. Leur position évolue donc selon le moment de la journée, donnant davantage de crédibilité à la communauté et renforçant l’impression que chacun mène réellement sa propre vie au sein de ce monde post-apocalyptique.

Les environnements affichent une palette de couleurs chaleureuse qui contraste avec son univers post-apocalyptique. Loin de proposer un monde gris et déprimant, le jeu mise sur une végétation omniprésente, des cultures verdoyantes et des bâtiments bricolés qui donnent l’impression qu’une nouvelle civilisation tente de renaître au milieu des ruines.

Les décors profitent d’un travail soigné sur les différents plans, offrant une agréable sensation de profondeur malgré la vue en 2D. Au loin, les immeubles délabrés rappellent constamment l’effondrement de l’ancien monde, tandis qu’au premier plan, les installations agricoles, les machines artisanales et les habitations construites de bric et de broc renforcent l’identité du jeu.

Chaque élément du décor semble avoir été pensé pour raconter quelque chose. Les serres improvisées, les panneaux solaires, les réservoirs d’eau ou encore les plateformes en bois participent à créer un univers crédible où l’on ressent l’ingéniosité des survivants.

L’ensemble est accompagné d’animations discrètes mais efficaces. Les cultures évoluent visuellement au fil de leur croissance, les machines s’animent lorsqu’elles fonctionnent et les effets météorologiques viennent renforcer l’immersion Ils sont visibles même dans les intérieurs.

Doloc Town parvient à créer une ambiance particulièrement attachante qui donne envie de développer sa petite communauté pendant de longues heures. Je trouve même que l’une des plus grandes réussites du jeu est ce contraste permanent entre la nature et les vestiges de la civilisation.

La composition sonore de Doloc Town se montre à la fois calme et rythmée. Assez variée, elle conserve malgré tout une tonalité douce et cosy qui correspond parfaitement à l’esprit du jeu.

Les morceaux évoluent selon les zones traversées et les situations rencontrées, accompagnant naturellement l’exploration, la gestion de la ferme ou les moments plus tendus. Sans jamais devenir envahissante, la musique participe pleinement à l’ambiance et renforce le contraste entre la tranquillité du quotidien et la dureté de cet univers post-apocalyptique.

Points positifs

Points négatifs

  • Une identité forte mêlant agriculture et univers post-apocalyptique
  • Des premiers affrontements parfois délicats avec les outils agricoles
  • Une superbe direction artistique en pixel art
  • Certains effets météorologiques restent visibles à l’intérieur des bâtiments
  • Une exploration en 2D originale pour un jeu de gestion de ferme
  • La vue façon plateforme pourra dérouter les habitués des simulations agricoles classiques
  • Une prise en main accessible et progressive
  • De nombreuses possibilités de construction et d’automatisation
  • Des habitants crédibles possédant leurs propres habitudes
  • Une ambiance sonore douce, variée et parfaitement adaptée
  • Un mélange réussi entre agriculture, artisanat, exploration et combats